Stuttgart (complet)

Description du voyage : Stuttgart et sa région

Jour 1 : Mercredi 21


En matinée, trajet en car vers Mannheim avec plusieurs arrêts. Dans l’après-midi, visite de la Städtische Kunsthalle de Mannheim, installée dans un bâtiment Jugendstil (Art nouveau) dû à H. Billing (1907). Les riches collections de ce musée couvrent l’art des 19e et 20e siècles. L’ensemble de sculptures est particulièrement remarquable : Rodin, Lehmbruck, Barlach, Brancusi, Giacometti, Moore, Nam June Paik, R. Long, M. Merz. Les peintures reflètent les différentes tendances depuis les débuts de l’art moderne : Manet (L’exécution de l’empereur Maximilien), Cézanne (Le fumeur de pipe), Monet, Pissarro, Slevogt, Corinth, Heckel, Beckmann, Kokoschka, Ensor, la Nouvelle Objectivité (Dix…) et les tendances depuis 1945. Transfert à Stuttgart pour la soirée, le dîner et la nuit.

Jour 2 : Jeudi 22


En matinée, découverte du centre-ville de Stuttgart : les jardins du château, le Nouveau Château qui abrite des Ministères du Land de Bade-Wurtemberg, les colonnes classiques du Königsbau (pavillon royal), les Königsbau-Passagen (galerie marchande) et l’Ancien Château avec sa cour Renaissance. Le Kunstmuseum, installé en partie dans un espace souterrain, est un cube de cristal qui abrite une importante collection d’Otto Dix, chef de file de la Nouvelle Objectivité, connu pour son regard sans concession de la société de son temps et sa critique virulente de la guerre. L’art abstrait allemand est représenté par un bel ensemble d’œuvres de Willi Baumeister, originaire de Stuttgart.
Le Linden-Museum, riche musée d’ethnographie dont les collections sont présentées d’une manière remarquable, illustre les civilisations d’Amérique (tribus indiennes d’Amérique du Nord, cultures du Pérou ancien), du Pacifique Sud (Mélanésie, culture Sepik, Australie), d’Afrique (Royaume du Bénin, Tanzanie), de l’Orient islamique et de l’Asie méridionale (Inde, Népal, Tibet, Chine, Japon).
Dîner et nuit à Stuttgart.

Jour 3 : Vendredi 23


La Staatsgalerie de Stuttgart se compose de deux parties. Le bâtiment primitif est consacré à la peinture ancienne, du moyen âge aux impressionnistes. On y trouve un bel ensemble de la peinture souabe du 14e au 16e siècles (autel de Herrenberg de Jerg Ratgeb, 1519), une section italienne (Florence et Venise au 14e siècle), flamande (Memling, Bethsabée au bain ; Rubens), la section hollandaise du Siècle d’Or (Rembrandt, Emprisonnement de saint Paul ; Ruysdaël), le romantisme (CD Friedrich, Carus), les préraphaélites anglais, l’impressionnisme (Monet, Sisley, Pissarro…). L’aile moderne, construite par James Stirling dans le style postmoderne, abrite une riche collection de peintres fauves et cubistes (Matisse, Braque, Gris), expressionnistes (Kokoschka, Dix, Grosz), d’artistes du Bauhaus, avec une place toute particulière pour Oskar Schlemmer (Ballet triadique), natif de Stuttgart tout comme l’abstrait Willi Baumeister. Picasso est très bien représenté (Les baigneuses…). Des artistes plus récents (Baselitz, Kiefer) sont également présents à côté de Dubuffet et Giacometti.
Inauguré en 2006, le Musée Mercedes-Benz a été conçu par le cabinet d’architectes néerlandais UN Studio. La façade de verre et d’aluminium laisse deviner une double spirale qui se déroule en pente douce autour d’un atrium à couper le souffle. Un ascenseur vitré conduit le visiteur à plus de 40 mètres de haut. De là, celui-ci peut suivre un parcours qui retrace plus d’un siècle d’une histoire automobile riche, au moyen d’une scénographie recherchée et d’un design soigné.
Dîner et nuit à Stuttgart.

Jour 4 : Samedi 24


Au sein de la vallée de la Salzach, l’abbaye de Maulbronn apparaît comme un petit village fortifié du moyen âge, avec un chemin de ronde couvert par endroits. Fondée en 1147, elle représente l’ensemble monastique médiéval le plus complet et le mieux conservé au nord des Alpes. Son influence fut déterminante pour la diffusion de l’architecture gothique dans le centre et le Nord de l’Europe et elle n’a pas été « baroquisée » comme tant d’édifices religieux. Tout ceci justifie son inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO. L’école installée dans l’abbaye après la Réforme a été fréquentée par d’illustres représentants de la science et de la culture allemandes (Johannes Kepler, Friedrich Hölderlin, Hermann Hesse). La visite du site permet de découvrir l’église avec ses voûtes en réseau, le cloître, le réfectoire des moines, la chapelle du puits, la salle capitulaire, la salle des moines et d’autres bâtiments conventuels.
Après le déjeuner à Maulbronn, retour à Stuttgart avec un arrêt devant le Musée Porsche, bâtiment à l’architecture futuriste et aérienne avec son monolithe polygonal de béton, d’acier et de verre, soutenu uniquement par trois colonnes en forme de V.
La colline du Weissenhof est connue des amateurs d’architecture : une cité expérimentale y a vu le jour en 1927, fruit du travail d’une petite vingtaine d’architectes talentueux. Sous la houlette de Mies van der Rohe, W. Gropius, H. Scharoun, JJP Oud, B. et M. Taut, M. Stam, Le Corbusier et Pierre Jeanneret, et le Belge Pierre Bourgeois ont édifié des habitations à toits plats, symboles du modernisme et de l’esprit du Bauhaus. La visite comprend la découverte de la villa conçue par Le Corbusier, restaurée à l’identique.
Dîner et nuit à Stuttgart.

Jour 5 : Dimanche 25


En matinée, trajet vers Darmstadt pour découvrir l’ensemble insolite de la Mathildenhöhe, avec ses terrasses, ses pergolas, sa chapelle russe. L’ensemble, caractéristique de l’architecture du Jugendstil à la recherche de nouvelles formes d’expression, est d’une importance telle qu’il figure sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le grand-duc Ernst-Ludwig, prince éclairé et amateur d’art, a fondé en 1899 une colonie d’artistes regroupant des architectes, des peintres et des sculpteurs soucieux de travailler ensemble au développement d’un « art total ». Les architectes Josef Maria Olbrich (auteur du Pavillon de la Sécession à Vienne), Peter Behrens et le sculpteur Bernard Hoetger ont été les représentants les plus marquants de ce groupe. Les habitations et les ateliers groupés près de la chapelle russe formaient en 1901 le cœur de l’exposition « Un document de l’art allemand ». Le bâtiment principal, qui comprenait des ateliers et un hall d’expositions, abrite aujourd’hui le musée de la colonie d’artistes. La Tour matrimoniale (Hochzeitsturm), érigée en 1908 à l’occasion du mariage du grand-duc avec la sœur du tsar Nicolas II, domine l’ensemble.
Déjeuner libre à Darmstadt. En début d’après-midi, trajet retour en autocar vers Bruxelles.