La Tunisie hors des sentiers battus, à la rencontre des Carthaginois et des Romains

Description du voyage

Jour 1 : Mardi 21 mai

Accueil à l’aéroport et transfert à votre hôtel Dîner et nuit à l’hôtel Hasdrubal 5*

Jour 2 : Mercredi 22 mai

Après le petit-déjeuner, nous prenons une belle route de campagne jusqu’au Temple des Eaux. Les sources du djebel Zaghouan alimentaient l’aqueduc de 132 km, à raison de 270 litres par seconde, et aboutissait à Carthage pour le plaisir de utilisateurs de Thermes d’Antonin. Déjeuner dans une ferme équitable. Visite du site d’Oudhna. La colonia Iulia Uthina fut fondée en fonction des grandes possibilités agricoles de la région. Octave Auguste y installa des vétérans de la XIIIe légion transplantés d’Italie en Afrique et des indigènes devenus citoyens romains. Ce site, fouillé depuis une trentaine d’années est particulièrement intéressant. L’amphithéâtre creusé en entonnoir dans la colline dont seule la partie supérieure était visible de loin, pouvait accueillir 16.000 spectateurs. Le capitole sur trois niveaux est un « unicum ». Les archéologues ont redressé les escaliers menant au podium et la reconstitution explicative de la construction d’une colonne permet de comprendre comment l’on passe de tambours octogonaux à une colonne cannelée de 12m de hauteur. Les villas avec les mosaïques replacées et les thermes privés sont exceptionnels. Dîner et nuit à l’hôtel Hasdrubal 5*

Jour 3 : Jeudi 23 mai

Après le petit-déjeuner, départ pour l’extrémité du Cap Bon. Depuis l’époque carthaginoise la presqu’île est le verger et le jardin potager de la Tunisie : orangers, oliviers, figuiers, vignes (raisin de table et surtout le célèbre « Muscat sec de Kélibia », vin blanc délicieux.) mais aussi tomates qui alimentent les conserveries et piments pour la « harissa ». La végétation luxuriante permet la production d’un excellent miel. Les nombreuses petites criques sauvages invitent à la plongée sous-marine et il n’y a pas si longtemps, on pratiquait encore « la matanza » au petit port de Sidi Daoud…on y met toujours le thon en boîtes. Nous visiterons de la cité punique de Kerkouane, située en bord de mer, elle ne fut jamais romaine d’où son intérêt exceptionnel. Les maisons sont équipées de baignoire sabot et de lavabos couverts de stuc rouge. Le sol est mosaïqué (opus signinum), souvent rouge, simplement décoré de petits fragments de marbre blanc et parfois du signe de Tanit. Chaque maison est reliée au système d’égouts. La pâte de verre qui y était produite et la pourpre tirée du murex alimentaient un commerce international. Le musée possède un sarcophage en bois de cyprès du début du 3ème siècle avant J.C. représentant en haut relief une femme ou une divinité…pièce unique de l’archéologie phénico-punique. Déjeuner à El Haouaria face à un magnifique paysage. El Haouaria se trouve tout au bout de la péninsule. Ses grottes servirent de carrière pour l’édification de Carthage. Aujourd’hui la petite ville est le siège d’une importante confrérie de fauconniers et chaque année au mois de juin a lieu le « Festival de l’épervier ». Les jeunes oiseaux sont capturés puis dressés avec amour par leur maître et après le festival ils sont relâchés dans la nature. Le centre dispose également d’une clinique de revalidation pour les oiseaux en difficulté. Nous verrons aussi l’olivier le plus gros et le plus vieux…du monde, planté par les Carthaginois à Eshraf. Il a plus de 17 mètres de circonférence à la base et malgré ses 2.500 ans au moins, il produit beaucoup d’olives. Il fut découvert il y a une trentaine d’années par l’écrivain Freddy Tondeur, fondateur de l’Institut Mondial de l’Olivier qui se trouve à Nyons (France). Dîner et nuit à l’hôtel Hasdrubal 5*

Jour 4 : Verndredi 24 mai

Après le petit-déjeuner, nous verrons le musée de Nabeul qui présente de jolies mosaïques des villas de Neapolis, des statues de Tanit léontocéphale et une partie didactique expliquant la fabrication du garum. Nous irons sur le site, voir l’usine de salsamenta et les bassins où l’on laissait fermenter les viscères de poisson dans le sel afin d’obtenir cette sauce précieuse comparable au nuoc man des asiatiques. Déjeuner à Hammamet puis visite de la jolie médina. Dîner et nuit à l’hôtel Hasdrubal 5*

Jour 5 : Samedi 25 mai

Après le petit-déjeuner, nous prendrons la route pour El Jem. Les oliveraies deviennent de plus en plus prospères…car dans l’antiquité déjà, la région d’El Jem fournissait Rome en huile d’olive. Qui dit producteurs et négociants très riches dit impôts très lourds. En 238 après J.C. Rome connaît une terrible crise économique. L’empereur Maximin, assassin du sage Sévère Alexandre, est une brute sanguinaire. En janvier, après la récolte des olives, les négociants traitent leurs affaires, le procurateur chargé de relever les impôts est assassiné par les jeunes-gens excédés des injustices de Rome. Ils nomment Empereur le proconsul Gordien…. El Jem fut le théâtre de ces événements. Nous verrons l’amphithéâtre édifié à la fin du 2ème siècle sur le modèle du Colisée de Rome. Il a conservé ses trois étages et pouvait accueillir 35.000 spectateurs. La visite du sous-sol est très intéressante car on y découvre les cages des animaux, les monte-charges…toute la vie des gladiateurs, sportifs de haut niveau, vous sera révélée. Déjeuner dans un bon petit restaurant familial. Visite du musée qui possède des trésors de mosaïques dont la plupart sont en relation avec le culte de Bacchus et aussi avec les spectacles de l’amphithéâtre, surtout la « venatio », ces chasses organisées responsables du génocide de nombreux animaux (lions, panthères, autruches, ours, etc.) qui vivaient dans les forêts d’Afrique du Nord. La villa Africa, d’une superficie de 3000 m2, découverte en 1990 fut restituée par l’équipe du professeur Jean Claude Golvin. Organisée autour d’un patio central, les différentes chambres présentent une décoration luxueuse de mosaïques mais l’intérêt principal réside dans la restitution des murs et des toitures. Elle doit son nom à une mosaïque représentant la déesse Africa avec ses oreilles d’éléphant, sa trompe et ses défenses. Autre grand moment de la journée, nous visiterons l’atelier du grand artiste mosaïste Abderrazak Belgacem. Dîner et nuit à l’hôtel Hasdrubal 5*

Jour 6 : Dimache 26 mai

Après le petit-déjeuner, visite du Musée de Sousse. Situé dans la Kasbah qui domine la médina, il vient d’être restauré et agrandi. Il présente de belles mosaïques provenant de villas de riches négociants, en huile d’olive et céréales, de l’antique Hadrumetum : mers poissonneuses, scènes mythologiques, théâtre, chasses organisées, scènes nilotiques ainsi qu’un très beau baptistère paléochrétien, une statuaire intéressante et deux salles consacrées à la civilisation punique. Déjeuner puis visite de la médina qui s’étire en pente douce vers le port. Dîner et nuit à l’hôtel Hasdrubal 5*

Jour 7 : Lundi 27 mai

Après le petit-déjeuner, nous prenons la route vers Dougga à travers de beaux paysages champêtres : champs de céréales, oliveraies, petits troupeaux de montons et parfois, au sommet d’une colline, des fermes fantômes rappelant l’époque coloniale. Dougga est la plus spectaculaire et la mieux conservée des villes romaines de Tunisie. Ici nous sommes en Numidie, ce territoire antique couvrait l’Ouest de la Tunisie jusqu’à la Mauritanie. Après la fin tragique de Carthage en 146 av. JC et la romanisation de toute l’Afrique du Nord au 1er siècle, la colline fut entièrement reconstruite et devint la riche Thugga. Riche car elle fournissait le blé à Rome. Les propriétaires et les négociants en céréales purent donc se construire de superbes demeures décorées de mosaïques. Des citoyens très fortunés visant de hautes fonctions offrirent aux habitants le Capitole, un théâtre, des thermes, un amphithéâtre, un cirque, etc. Ά cause de la configuration du sol, le fameux plan orthonormé n’a pu être respecté et pour notre plus grand plaisir, les ruelles serpentent au gré de cette belle campagne vallonnée où il n’est pas rare de rencontrer un berger et son âne. Dans ce paradis bucolique, des vestiges exceptionnels : le théâtre, la place de la rose des vents, le marché, les thermes liciniens, le forum avec le capitole dont le fronton présente l’apothéose d’Antonin le Pieux, l’arc de Sévère Alexandre et le temple de Caelestis perdus dans des oliviers plusieurs fois centenaires, le mausolée libyco-punique datant du 3ème siècle avant J.C., etc. La période la plus fastueuse fut l’époque des Sévère, dynastie africaine originaire de Leptis Magna en Libye (fin du IIème s. début du IIIe s. après J.C.) Déjeuner puis visite de Testour. Testour est assurément le plus joli village andalou qui soit. Chassés d’Espagne par Isabelle la Catholique, les musulmans et les juifs se réfugièrent au Maroc et en Tunisie, ils apportèrent leurs coutumes, leur cuisine, leur manière de s’habiller, leur couvre-chef (la chéchia), leur musique (le malouf, musique arabo-andalouse), etc. Le minaret de la grande mosquée a des allures de clocher d’Andalousie et l’on peut y voir des étoiles de David et une étrange horloge antihoraire qui, après trois siècles de panne, vient d’être restaurée. Le bleu des auvents des boutiques, le bleu des portes aux heurtoirs en forme de petites mains, le mulet attelé à la charrette du paysan coiffé de sa chéchia pourpre, le petit thé sous les bigaradiers (orangers qui produisent des oranges amères et dont on récolte les fleurs pour fabriquer l’eau de fleurs d’oranger. Chaque famille possède son alambic), l’accueil souriant des habitants… nous offrent un moment de pur bonheur ! Dîner et nuit à l’hôtel Hasdrubal 5*

Jour 8 : Mardi 28 mai

Après le petit-déjeuner nous prenons la route de Kairouan, haut lieu de spiritualité. Nous verrons la grande Mosquée d’Oqba, premier lieu saint d’Afrique du Nord datant du 7e siècle. Son architecture sobre et parfaitement équilibrée invite à la méditation. Les colonnes de la nef et des galeries proviennent de temples antiques ou d’églises byzantines. C’est le plus grand musée de chapiteaux au monde. Le minaret fut construit sur le modèle du phare d’Alexandrie, en trois étages dégressifs. Le mausolée de Sidi Sahab (ou mosquée du Barbier), construit au XVe s. et agrandi au XVIIe s. contraste par son foisonnement de décors en stuc et de carreaux de faïence colorés. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage très fréquenté encore de nos jours mais ce n’est pas une mosquée. Les familles viennent avec les petits garçons pour la circoncision, les jeunes filles consacrent leur premier tapis au Saint Homme, les malades viennent demander leur guérison, etc. Déjeuner dans l’ancienne Kasbah Kairouan est également la ville des plus célèbres tapis de Tunisie. Ces tapis de haute laine aux points noués, sont fabriqués de mémoire par les artisanes à qui les coopératives fournissent la laine. Nous visiterons l’une d’elles. Chaque tapis est une œuvre d’art et le spectacle des tapis que l’on déroule devant vous vaut le détour. Quant aux gourmands, ils pourront déguster les délicieuses pâtisseries qui sont un autre fleuron de la région : les makroudh (pâte de semoule fourrée de dattes, de figues, de shamia…parsemée de sésame et arrosée de miel : incontournable !) Le palais, la pâtisserie mais aussi les ateliers de tisserands, les bijoutiers se trouvent dans la belle médina aux murs blanc bleuté. Dîner et nuit à l’hôtel Hasdrubal 5*

Jour 9 : Mercredi 29 mai

Après le petit-déjeuner, nous verrons les immenses citernes, aboutissement de l’aqueduc qui alimentait les thermes d’Antonin. Cet ouvrage d’art, long de 132 kms, relie les sources de la montagne de Zaghouan à Carthage mais pas pour l’alimentation en eau potable, uniquement pour le plaisir. Depuis la colline de Byrsa la vue sur toute la baie de Tunis est superbe et le quartier punique accroche ses maisons au flanc de la colline. C’est là que fut fondée par Elyssa-Didon, l’antique Carthage au 9ème siècle avant J.C. Cette princesse venue de Tyr, fière, courageuse et futée obtint par ruse toute la colline jusqu’à la mer. Habiles navigateurs, commerçants dans l’âme, les Phéniciens de Carthage vont bientôt dominer toute la partie occidentale de la méditerranée. C’est pourquoi Virgile dans son Enéide à la gloire d’Auguste, fera de Didon une faible femme qui se suicide par amour. Rome jalouse du succès commercial et des richesses de Carthage provoqua les trois guerres puniques et la détruisit totalement en 146 avant J.C. Mais sa situation stratégique fit qu’ils y reconstruisirent une Carthage plus luxueuse que Rome au 1er s. C’est ici aussi que mourut Louis IX en 1270…on aura un éclairage intéressant sur celui dont la France fera St Louis. Les ports puniques étaient construits de telle sorte que les contemporains pensaient que les Carthaginois avaient des pouvoirs magiques qui leur permettaient de faire disparaître la flotte. Les commerçants étrangers ne pouvaient pas utiliser le port commercial mais un débarcadère artificiel et le mystère restait entier. Les thermes d’Antonin avaient une façade de 300 m. le long du rivage. Ayant servi de carrière, il n’en reste aujourd’hui qu’un sous-sol impressionnant. Ils se trouvent dans un très beau parc. Déjeuner à Sidi Bou Saïd Nous nous promènerons ensuite dans le charmant village de Sidi Bou Saïd où nous prendrons le déjeuner : ravissement de blanc et de bleu, rues bordées d’orangers, éclat violet des bougainvilliers, séjour favori des peintres (Klee, Macke, Moilliet etc.), des musiciens et des poètes. Visite du palais du baron Erlanger : un bijou dans un cadre enchanteur. Joyau architectural arabo-andalou. Rodolphe d’Erlanger, issu d’une richissime famille de banquiers allemands, né en France, de nationalité britannique ayant épousé une Italienne, est « citoyen du monde ». Esthète, peintre de talent, musicien éclairé, il rédigera six volumes sur la musique arabe qui sont toujours des ouvrages de référence. Pionnier de la mise en valeur du patrimoine, il fit classer Sidi Bou Saïd en 1915 et imposa le bleu et le blanc. Dîner et nuit à l’hôtel Hasdrubal 5*

Jour 10 : Jeudi 30 mai

Transfert à l’aéroport et assistance à l’enregistrement